7. Le brevet de 1938/1939 : le chromate de calcium comme produit de réaction délibérément généré
B. Fondements
Udy a mis au point le procédé de production de ferrochrome à faible teneur en carbone. Le point de départ était du ferrochrome carburé. Celui-ci était grillé à l’air sous forme finement divisée et traité à cette occasion à la chaux. Le brevet décrit expressément que l’oxydation du chrome en chromate se produit en présence de chaux :
“With lime alone serving as the base the oxidation of chromium to chromate requires several hours of roasting …”
Le fascicule de brevet précise encore la conduite de la température :
“Roasting at temperatures well under 1000° C. with no soda ash or less than one per cent of soda in the roasting charge converts the chromium mostly to calcium chromate …”
Il décrit ainsi directement la formation de chromate de calcium à partir d’une source de chrome, de chaux et d’une atmosphère de grillage oxydante. Il est en même temps retenu que la répartition des produits change avec la température et les matières employées : au-dessus de 1 000 °C, le chromate pourrait se décomposer à nouveau en chromite. Le procédé n’est donc pas une oxydation non spécifique, mais une chimie de réaction conduite de manière ciblée.
Les revendications du brevet ne laissent elles non plus aucun doute sur les composés désignés. Les revendications 22 et 25 citent un mélange de chromite de calcium et de chromate de calcium ; les revendications 23 et 26 citent en outre le chromate de sodium. Les chromates ne sont ainsi pas seulement mentionnés dans la description, mais font partie du procédé technique revendiqué.